septembre 2021

Session d'installation

"Crise du logement" : mais de quoi parle-t-on ? Crise économique ou sociale ? Fracture territoriale ? Politiques publiques inefficaces ? Prix fonciers ou immobilier trop élevés ? Droit inapplicable ou inappliqué ? On n'imagine pas une société qui ne soignerait pas ses malades, n'éduquerait pas ses enfants ou ne protégerait pas ses habitants... Pourquoi ne devrait-elle pas plus ou mieux se préoccuper de la manière dont ils sont logés ?

6 et 7 octobre 2021

Une France (bien? ) habitée

On peut bien habiter en France... mais à quelle conditions ? Comment évaluer la qualité d'un logement? Où et près de qui avons-nous envie d'habiter ?

1- Comment définir une qualité de l’habitat au XXIe siècle ? Comment l’obtenir à l’échelle du logement, de l’immeuble ou du quartier ?

2- Quel bonheur dans mon pavillon ? Quel avenir pour la maison individuelle en zone périurbaine ?

3- Habitat participatif, concertation, autopromotion. Utopie sociale, club bobo élitiste ou vraie aide à l’accession ?

4- Pro-mixité, Proximité, promiscuité… Le vivre-ensemble est-il souhaité ? Est-il seulement possible à l'échelle du quartier, de l'îlot, de l'immeuble ou du palier ?

5- Défrichage, réinvestissement urbain avec changement d’usage. Comment transformer et habiter les bureaux, les locaux industriels ou les commerces ?

6- Aller plus loin pour (a)voir plus grand... Les nouvelles aspirations liées au logement déconstruisent-elles l'utilité de la métropole ?

9 et 10 décembre 2021

Au(x) risque(s) d’habiter…

Refuge et abri, le logement peut aussi faire peser des risques sur ceux qui l’habitent. La maison peut être emportée par une crue, s’effondrer si elle est mal construite, perdre de sa valeur immobilier, devenir le lieu des conflits familiaux, ruiner ses propriétaires en travaux, les assigner à résidence, les rendre malades... Les politiques publiques peuvent-elles ou doivent-elles prévenir ces risques ?

1- La revanche de la nature. L’oubli de certains risques naturels a poussé à une urbanisation extensive du territoire, exposant les habitants à des situations climatiques de plus en plus violentes. Que faire lorsque la Nature reprend le dessus?

2- Le poids des dettes. Gouvernements, banquiers, taux d’intérêt bas, bulle immobilière « robuste », promesse de patrimoine... Un faisceau de bonnes et mauvaises raisons pousse aujourd’hui les ménages à s’endetter. Est-ce souhaitable et tout le monde en a-t-il les moyens ?

3- La pierre, c’est du vent ? La France est divisée entre ceux qui ne peuvent plus vendre et ceux qui ne peuvent plus acheter. Comment, pourquoi et où la valeur des logements peut-elle (ou non) s’effondrer ?

4- Un esprit sain dans un corps sain… et dans un logement sain. Matériaux nocifs, mauvaise qualité de l’air intérieur, insalubrité des lieux, manque de lumière... Habiter peut-il rendre malade ?

5- Éviter de se prendre une tuile. Comment s’assurer contre les malfaçons et matériaux inadaptés, la mauvaise qualité de la construction et le manque d’entretien des bâtiments ?

6- Très chers voisins… Individualisme rampant, isolement social, mauvais payeurs, “guerre civile des copros”, judiciarisation et explosion des litiges... Pourquoi les rapports de voisinage deviennent parfois des champs de bataille ?

13 et 14 janvier 2022

Construire et rénover, y-a-t-il un plan B?

L’urgence climatique oblige à penser autrement le développement urbain et la construction de logements. En utilisant davantage les ressources existantes, terrains déjà occupés, bâtiments construits, à rénover ou transformer, matériaux et compétences.

1- Pour l’environnement, vaut-il mieux construire, rénover ou démolir ? D’un point de vue écologique, la meilleure solution est-elle toujours celle que l’on croit ?

2- (Re)mettre les habitants au début plutôt qu’au "cœur" du projet… Comment mieux écouter et entendre les besoins et envies d’habiter de chacun dès le départ ?

3- BBC, zéro passoires thermiques, stratégie bas carbone… Derrière l’ « affichage » de la rénovation par les politiques publiques, comment naviguer dans le maquis d’acteurs et de dispositifs existants ?

4- Faire du neuf avec du vieux Réutiliser, réemployer, recycler... Comment s’y prendre ?

5- Paille, chanvre, bois, brique ou béton ? Quels matériaux, filières et techniques privilégier pour la construction et/ou la rénovation ?

6- Le patrimoine est-il intouchable en France ? Comment conjuguer respect des vieilles pierres, densification et transformation des usages ?

10 et 11 février 2022

Un logement pour tous, à tous âges et étapes de la vie…

Qui est logé où et dans quelles conditions? La réponse dépend de politiques publiques qui varient avec les priorités des gouvernements. Les politiques publiques parviennent-elles à toucher leurs cibles?

1- Je ne veux pas dormir dehors ! Plus de personnes à la rue, plus de logements vacants... comment supporter cette contradiction. Qui peut agir ?

2- Le logement d’abord, l’intendance suit-elle ? La philosophie du modèle Housing First, testée avec succès dans plusieurs pays, est-elle transposable en France ?

3- Se chercher et se trouver (un toit). Étudiants sans le sou, apprentis sans caution, jeunes sans CDI… En début de parcours résidentiel, comment accéder au premier logement et aux promesses d’autonomie matérielle, d’émancipation et d’insertion sociale qu'offre le chez-soi ?

4- Le logement social, sas ou nasse ? Pas assez de construction, pas assez d’attribution, compétition d’accès, éviction de publics prioritaires... Comment (re)donner à ce secteur sa fonction de tremplin dans un parcours résidentiel qui n’a plus rien de linéaire ?

5- Devenir propriétaire à tou(t/s) prix ?¨Patrimoine accumulé, héritage préparé, retraite assurée, sérénité annoncée... Les promesses de l’accession sont-elles encore tenables partout, et sinon où ?

6- Bien vieillir, chez soi ou ailleurs… Habitat inter-générationnel, béguinages, co-living, viager, EHPAD… Quels logements pour répondre aux besoins et défis du troisième âge puis de la dépendance ?

10 et 11 mars 2022

La propriété a-t-elle fait son temps?

Les difficultés croissantes pour accéder à un logement interrogent les modèles d’occupation les plus classiques et la dichotomie propriétaire / locataire. Une troisième voie consisterait à « éclater » la propriété en la démembrant physiquement ou en l’étalant dans le temps, via des montages juridiques ou financiers plus ou moins nouveaux. Ces approches, qui détachent l’usage de la possession, sont-elles de nature à développer une nouvelle économie du secteur ?

1- Le logement est-il une marchandise ? Le libéralisme et la mondialisation (financiarisation, intermédiation d’internet, ubérisation) ont-ils transformé le logement en un « actif » dont la valeur dépend de moins en moins de l'abri qu'il procure aux habitants ?

2- Pourquoi nos logements neufs coûtent-ils si cher ? Faut-il revoir la méthode de calcul des prix de vente et revisiter le « bilan de promoteurs » ?

3- Comment le foncier cher étouffe les villes... Propriétaires particuliers, investisseurs, collectivités, État… Tous responsables de la spéculation immobilière ?

4- Le droit peut-il limiter la spéculation immobilière ? BRS, BRILO, baux emphytéotiques, ACQER’, démembrements, prêts mezzanine, indivisions, viagers… Récapitulatif des (nombreuses) expérimentations et propositions, de leurs succès et échecs.

5- Les politiques publiques peuvent-elles limiter la gentrification ? Quels gardes-fous juridiques, légaux, économiques et politiques à ce phénomène ?

6- Qui a ou va disrupte(r) le monde du logement ? Airbnb, co-living … Le logement devient-il un service ? Quelles (belles ou fausses) promesses derrière ces modèles économiques ?

7 et 8 avril 2022

Le logement peut-il devenir un service ?

La majorité des Français sont satisfaits de leur logement. C'est en tout cas ce que révèlent régulièrement les enquêtes. Pourtant, la « crise » ou plutôt les « crises du logement » semblent ne jamais se résoudre. Correspondent-elles à des problèmes macro-économiques, sociaux, territoriaux, écologiques, ou tout cela à la fois ? Pourquoi durent-t-elles ? Quelles en sont les spécificités françaises ?

1- La demande de logements, cette inconnue... Pourquoi les objectifs des politiques publiques du logement s’appuient-elles si peu sur une analyse de la demande ?

2- Le paysage habité. Comment les dynamiques socio-démographiques façonnent-elles les conditions de logement en France ?

3- Une crise ou des crises ? Qui est mal logé en France et pourquoi ?

4- La France, mieux ou moins bien logée que ses voisins ? La France, qui construit beaucoup et dispose d’un parc de logements sociaux abondant, semble confrontée à des crises du logement plus sévères et tenaces que nombre de ses voisins. Pourquoi ?

5- La mobilité professionnelle grippée par l’immobilité résidentielle. La politique du logement est-elle la première des politiques de l’emploi ? Quel(s) impact(s) le logement cher a-t-il sur la compétitivité d’une économie ? Doit-on choisir son emploi en fonction de son logement ou peut-on choisir son logement en fonction de son emploi ?

6- Une « spirale » des inégalités ? Les crises du logement et les inégalités qu’elles engendrent font-elles courir un risque systémique de fracturation sociale ?

5 et 6 mai 2022

La politique du logement peut-elle s’adapter aux réalités locales?

En France, la décentralisation a confié aux maires le droit du sol. La politique du logement reste toutefois décidée par un Ministère plus ou moins puissant dans l’appareil d’Etat selon les époques, les gouvernements et les idéologies mises en œuvre. De quelle manière les lois à l’échelle nationale, les règlements d’urbanisme à l’échelle locale et le marché définissent-ils les modes d’habiter ?

  1. Qui sont les acteurs de la politique du logement en France ? État, collectivité, acteurs privés, ménages… Qui décide et qui subit ? De par son jeu d’acteurs, la France fait-elle exception ?

  2. Qui fabrique nos logements et comment ? Une sphère privée de plus en plus importante et de plus en plus concentrée, segmentée et spécialisée. Comment est-elle organisée chez nous et nos voisins ?

  3. Le plus grand architecte, c’est Bercy ? Comment les politiques nationales modifient l’économie locale du secteur de la construction et standardisent nos logements ? Quelle(s) nouvelles “rationalité(s)” consacrent-elles ?

  4. Aménagement public et justice sociale… ZAN, malthusianisme « écologique » des élus locaux sur la construction neuve, accessibilité des équipements publics et efficacité des transports… Comment dépasser les injonctions contradictoires ?

  5. La politique de la ville est-elle d’abord une politique du logement ? Quinze ans d’ANRU ont-ils amélioré le cadre de vie des habitants ?

  6. Faut-il décentraliser ou déconcentrer la politique du logement ? Quelle place laisser aux initiatives locales ?

9 et 10 juin 2022

Le logement a-t-il encore besoin d’un Etat-providence ?

En France, le secteur du logement est fortement soutenu et encadré par l’Etat, à toutes les étapes du parcours résidentiel. Prêts bonifiés, exonérations de taxe, incitations fiscales, aides à la pierre, aides à la personne... Ces financements orientent les politiques vers le marché locatif, l’accession à la propriété ou soutiennent le logement social… Cette intervention est-elle efficace pour aménager le territoire et aider tous les Français à se loger?

1- Pourquoi l’État veut-il un pays de propriétaires ? Sécurisation du parcours résidentiel des ménages, épargne forcée, étalement urbain, envolée des prix immobiliers, fracture générationnelle… Mérites et dégâts de 40 ans de politique d’accession à la propriété menés par de nombreux gouvernements occidentaux.

2- Un « pognon de dingue » ? Le système d’aides au logement (social et privé) actuel est-il justifié et efficace ? Cette solvabilisation des ménages a-t-elle des conséquences inflationnistes ?

3- Quelle(s) politique(s) publique(s) pour le parc locatif privé ? Défiscalisation, encadrement des loyers, aide aux investisseurs et aux ménages… Que peut et doit faire l’État pour aider les locataires à payer leurs loyers ? Doit-il favoriser les promoteurs ou les investisseurs en soutenant les efforts de production ?

4- Le logement social : résiduel ou universel ? Le logement social français doit-il conserver son rôle de marchepied universel ou accueillir seulement les plus pauvres ? Que nous enseignent nos voisins ?

5- Qui veut vraiment de la mixité sociale ? La loi SRU est-elle menacée et pourquoi ? Est-elle devenue un pilier immuable de la politique du logement ? Quels sont ses impensés et peuvent-ils être corrigés ?

6- Le logement non-ordinaire : comment loger les « autres » ? Qui finance, fabrique, possède et gère ce secteur très encadré et parfois très rentable (EHPAD, foyers, CHRS, hôtels sociaux, établissements socio-médicaux, résidences étudiantes) qu’est le logement non-ordinaire ?