Faire exister l'ampleur du mal-logement dans la campagne
Face à la crise du logement, les (mal)logés ont besoin de leurs élus pour se faire entendre. Et vous aurez besoin d’eux pour peser dans le dialogue avec les acteurs de l’immobilier.
La “crise du logement” s’annonce comme le principal défi de la mandature à venir. Elle est déjà là, mais on peine encore à prendre conscience de son ampleur et de ses effets en cascade. Et vous, dans votre commune, combien y a-t-il de mal-logés ? Il y a les personnes qui n’arrivent pas du tout à se loger, celles qui se retrouvent repoussées en dehors du territoire, celles qui habitent des logements dégradés et celles qui consacrent plus de la moitié de leurs revenus à payer leur logement, en devant se priver du reste. Il y a aussi toutes les personnes qui restent coincées dans leur logement faute de trouver une solution adaptée à leurs besoins et à leurs moyens : les étudiants et les jeunes actifs bloqués chez leurs parents, les couples divorcés contraints de cohabiter, les familles où l’exiguïté permanente place le quotidien sous tension... Sans parler des entreprises qui n’arrivent plus à recruter faute de pouvoir loger leurs salariés.
Si les victimes de la crise du logement sont si nombreuses, pourquoi ont-elles tant de mal à se faire entendre ? Et pourquoi l’action publique a-t-elle tant de mal à garantir le droit pour tous à un logement de qualité ? Voilà ce que nous vous proposons d’explorer ensemble, dans cette lettre co-produite avec l’Institut des Hautes Etudes pour l’Action dans le Logement (IDHEAL).