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25.06.2026

Yankel Fijalkow, Professeur de sciences sociales à l'Ecole nationale supérieure d'architecture Paris-Val-de-Seine et chercheur au Centre de recherches sur l'habitat et Yaneira Wilson, Maitresse de conférences à l’ENSA Paris Val de Seine.

Le logement c'est la santé

Les arbitrages au quotidien, pour que le logement ne rende pas malade.

Peut-on être malade de son logement ? Souffrir de pathologies identifiables, liées à la toxicité de certains produits, à la pollution de l'autoroute voisine, au froid, au bruit que font les voisins derrière une cloison trop mince ? Les maux du logement, ce sont aussi la dépression et le stress liés à la mauvaise qualité de l'air et des matériaux, à l'humidité, à l'isolation phonique et thermique, au manque d'espace. Plus généralement, un manque de confort, qui ne doit pas être jugé comme un ressenti subjectif, mais mesuré et quantifié comme un préalable à la possibilité d'habiter, autrement appelé la qualité. La charge financière, soit le montant qui chaque mois vient entamer un revenu et/ou une épargne pour rembourser un banquier, payer un bailleur, s'éclairer et se chauffer est aussi un motif important de mal-être et de maladie. À ces titres, le logement est un enjeu de santé publique qui s'exprime à l'échelle individuelle. A l'échelle collective, ces sujets apparemment privés peuvent rendre difficile la vie entre cohabitants, voisins ou copropriétaires, et doivent devenir l'objet de politiques publiques.