Maires bâtisseurs, maires battus ?
L'étude questionne l'adage bien connu mais jamais vérifié : maires bâtisseurs, maires battus ?
En 1977, le général Pierre Billotte, alors maire de Créteil annonçait après sa défaite : "J'ai été battu, parce que j'ai été bâtisseur". Ces mots continuent de résonner, 50 ans plus tard, auprès de nombreux maires. L'étude révèle bien un lien entre les résultats d’une élection municipale et les politiques locales de logement, mais ce lien est fortement hétérogène et fonction de la taille des communes.
Les maires réélus des petites communes ont en moyenne plus augmenté leur stock de logements entre 2014 et 2020 que les maires battus.
Dans les petites communes, les maires battus sont ainsi les maires peu bâtisseurs en matière de logements, contredisant l’adage.
Dans les grandes villes, la sentence semble en revanche se vérifier : les maires réélus ont en moyenne moins augmenté leur stock de logements que les maires battus.
Enfin, concernant les villes intermédiaires, il existe un résultat médian : « Il faut construire, mais pas trop non plus ».