Étude Nos logements, des lieux à ménager

"Nos logements, des lieux à ménager" a pour objectif de définir la qualité des logements de manière tangible et quantifiable. Cette étude s'appuie sur un échantillon d'immeubles franciliens construits entre 2000 et 2020, dont les plans de niveaux et des appartements ont été passés au crible d'un référentiel à 200 entrées. Plusieurs indicateurs inédits permettent de réfléchir à la qualité d'usage des logements, comme le "périmètre meublable" ou la "surface d'usage" qui rendent compte des mètres carrés réellement utilisables. Le premier chapitre est consacré aux résultats, le second passe en revue les conditions de production des logements dans le contexte francilien. L'étude, qui formule en outre un ensemble de propositions, a été menée de janvier à juillet 2021, avec la collaboration des étudiants du master 2 d'urbanisme de l'Université Paris-Nanterre.

Auteur: Pauline Dutheil, architecte, M2 de l'École urbaine de Sciences Po, Samuel Rabaté, M1 Aménagement et Urbanisme de l'Université Panthéon-Sorbonne, Alexandre Néagu, architecte et enseignant-chercheur | 30 août 2021
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Compacité des plans, taille des unités et distribution des surfaces ont un lien direct avec le coût de revient des opérations.

Étude Le plus grand architecte, c'est Bercy : filière de production des logements et qualités d'usage

Entre 2000 et 2020, le nombre de logements produits par la promotion immobilière a pris un essor sans précédent. Des conditions économiques, politiques et urbaines favorables ont renforcé le rôle des promoteurs immobiliers dans la fabrique urbaine. Peut-on toutefois établir des rapports entre la diffusion de la construction spéculative de logements et les évolutions récentes de la morphologie des logements collectifs ? En lien avec la conférence acteur-chercheur d'IDHEAL du 10 décembre 2020, Alexandre Neagu présente un extrait de sa thèse sur ce sujet.

Auteur: Alexandre Neagu, architecte DPLG, doctorantLAVUE UMR 7218, Centre Recherche sur l'Habitat | 19 janvier 2021
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Enquête en ligne Quels logements pour les Parisien/nes à temps partiel?

Un pied ici, l'autre ailleurs ? Cette enquête en ligne vise à inventer un nouveau genre de pied-à-terre !
Vous venez régulièrement à Paris ; vous avez envie d’un « chez-vous », même à temps partiel, pour éviter l’hôtel, ne pas vous imposer, à chaque fois, à vos amis ou à votre famille, ou tout simplement être indépendant/e.
Vous aimeriez trouver une solution de logement adaptée à ce mode de vie, un pied ici, un autre ailleurs...Vous êtes parisien/ne mais peut-être pas pour toujours...
Dans le cadre du concours @FAIRE_Paris 2020,Majma, IDHEAL, Cheuvreux et Pavillon de l'Arsenal imaginent un nouveau type de logement qui répondrait à vos attentes.
Votre avis nous intéresse, dites-nous, en quelques clics, où et comment vous aimeriez habiter, lorsque votre travail ou vos envies vous mènent à Paris ou alentour. Cette enquête vous prendra dix minutes, merci! Pour participer, bit.ly/32pTYzd

Auteur: Majma/IDHEAL | 20 avril 2021

Rénovation urbaine, Les Ulis (91) 3F : Brenac & Gonzalez, photo Julien Lanoo

Étude 20 ans après, la loi SRU produit une mixité de façade

La ségrégation résidentielle augmente en France, malgré les objectifs fixés par la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU) qui tente depuis 20 ans de lutter contre les fractures sociales et territoriales que ce phénomène provoque. L’étude « Logement social et ségrégation en France » menée par Kevin Beaubrun-Diant (Université Paris-Dauphine PSL) et Tristan-Pierre Maury (Edhec Business School) mesure ce phénomène et avance des explications à son développement sur une période de 15 ans, de 1999 à 2015, en observant les parcours résidentiels des habitants des 5 millions de logements du parc social et des 30 millions de locataires ou propriétaires du parc résidentiel privé.

Photo : zone ANRU, programme de rénovation urbaine du Quartier de la Daunière, Les Ulis (91).
Équipes d’architectes des opérations de l'Immobilière 3F : Brenac & Gonzalez, Patricia Leboucq. Urbaniste : Jean-Michel Daquin. Photographe : Julien Lanoo.

Auteur: Idheal | Kevin Beaubrun-Diant et Tristan-PIerre Maury | 04.02.2020
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Photo Hortense Soichet « Intérieurs, logements à la Goutte d’Or », 2010

Enquête-Sondage Aux confins du logement

55 jours à l'intérieur, 24 heures sur 24 à la maison. IDHEAL a souhaité comprendre comment chaque français avait vécu la période du premier confinement imposée dans toute la France entre le 16 mars et le 11 mai 2020. Cette expérience a renvoyé chacun a sa condition première d'habitant, lui révélant parfois la difficulté de vivre à plein temps dans des espaces jusqu'alors impensés pour cet enfermement, a fortiori à plusieurs. Le sondage lancé par l'Institut, auquel ont répondu plus de 8000 personnes dans l'Hexagone, nous aide à mieux comprendre ce dont manquent nombre de nos concitoyens chez eux : des mètres carrés, de la lumière et un accès à l'extérieur. Aussi grande soit la maison, elle finit par étouffer.

Auteur: Idheal | 06.06.2020
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22 septembre 2021
CHRONIQUES D'ARCHITECTURE PAUL CHEMETOV

Rien ne justifie de construire pour un siècle avec les règlements actuels

Les chroniques d’architecture ont publié deux lettres d’humeur, celle de Francis Soler et celle de Rudy Ricciotti. Tous deux ont reçu le Grand Prix national d’Architecture. À leur suite, Paul Chemetov détaille ce qui fâche dans l'actuelle condition des architectes et le travail qui leur est demandé.

Si tous les Grand Prix disaient ce qui les insatisfait dans leur vie, leur situation dans la société, les projets qu’ils dessinent et ceux qu’ils construisent, nous aurions sans doute un diagnostic irréfutable et nous verrions que, par-delà la lutte de tous contre tous qui découle de la forme actuelle des consultations, nos maux sont partagés et que ce que nous proposons aurait sens, nous l’espérons, pour les pouvoirs publics et les investisseurs privés.

Tout récemment, François Leclercq et Laurent Girometti ont remis à Emmanuelle Wargon, ministre du Logement, un rapport sur le logement et ce qu’il devrait assurer. Le confinement a mis en lumière les insuffisances de bien des habitats, privés d’espaces extérieurs praticables et de surfaces intérieures capables d’offrir à chacun l’intimité de la chambre à soi chère à Virginia Woolf et des espaces de la vie commune conçus avec une attention nouvelle, attention portée notamment aux salles de bains comme aux cuisines, prenant jour par des fenêtres et à la ventilation naturelle de logements qui ne seraient pas mono orientés.

Son diagnostic vient confirmer et préciser le rapport Lemas sur la qualité des logements sociaux, comme le discours de la ministre de la Culture, l’étude d’IDHEAL ou les intuitions de celle initiée par l’Ordre des Architectes...

18 septembre 2021

V comme Varangue, variations sur nos vérandas

L’abécédaire d’IDHEAL continue de vadrouiller par monts et par vaux et va voir du côté de l’Île de la Réunion, avec le mot « varangue ». Elle est un élément incontournable de toute « case » créole, le logement traditionnel réunionnais, qui se respecte. C’est une terrasse avancée, couverte et ouverte sur l’extérieur, notamment sur les jardins tropicaux et parfois directement sur l’animation de la rue. Cette pièce fait partie intégrante de la maison. Elle est généralement de taille suffisante pour abriter un véritable salon ou une salle à manger. Compte tenu du climat tropical, la façon dont elle est conçue permet d’y rester par n’importe quel temps, hormis la période des alizés et des cyclones bien sûr.

Importées de l’architecture indo-portugaise de Goa, les premières varangues réunionnaises sont construites au début du XVIIIe siècle. La plus ancienne encore debout, située dans le vieux carré de Saint-Denis, date de 1740. Autrefois, la varangue était une terrasse fermée sur trois côtés, ouverte vers l’extérieur uniquement sur son quatrième côté, protégé par des persiennes en tissus indiens. Dans les cases construites au XXe siècle, elle s’est ouverte sur deux voire trois côtés. Il s’agit donc typiquement d’une pièce entre maison et jardin. On peut y lire, y prendre l’air, y jouer au ping-pong ou au babyfoot, y étendre son linge… Historiquement, c’était pourtant un lieu d’apparat. Dans les maisons de la notabilité locale, on s’y montrait, on y recevait en habits et on y servait des mets de choix à ses invités, au cours de dîners entre « gens de bonne compagnie ». Au XXème siècle, la varangue se démocratise et perd sa fonction de représentation sociale. Se prêtant aux usages du quotidien, elle devient une pièce à vivre à part entière.

La varangue crée un espace aéré et ombragé où il fait en effet bon vivre, même aux heures les plus chaudes de la journée. L’air extérieur pénètre au travers de l’alignement des balustres où il se refroidit dans la pénombre. L’air chaud est évacué au travers des « impostes », parties fixes ajourées situées en haut des cloisons, des fenêtres et des portes de la pièce. Il y fait délicieusement frais.

Pour s’y rendre, le visiteur franchit le « baro », grille d’entrée séparant le jardin de la rue, parfois laissée ouverte par certains occupants accueillants. Il donne sur une allée centrale entourée d’arbres fruitiers, de palmiers, de bananiers ou de fleurs. En se rapprochant de la maison, le visiteur peut admirer les boiseries spectaculaires de la façade avant de la case qui surplombe la varangue. Elle est presque toujours agrémentée de motifs géométriques peints dans des couleurs vives ou pastel. Sur les bords extérieurs de la toiture recouvrant la varangue, il apercevra des lambrequins et balustres en bois découpé et ouvragé ou en métal (fer, zinc, fonte) qui constituent un ornement typique des cases anciennes. Côté intérieur, des fauteuils confortables, des tables basses en bois, des guéridons supportant fougères, capillaires, clivias, orchidées, songes caraïbes et autres alocasias constituent l’ameublement traditionnel des varangues. Dans les varangues les plus chics, un « fanjan », pot de fleur luxueux formé à partir d’un tronc fossilisé de fougère arborescente, fait figure d’apparat, placé sur une table du centre de la pièce.

On l’aura compris, la varangue symbolise un art de vivre à la créole, parfois esthétisé et souvent passéiste. Néanmoins, on la retrouve encore dans des logements populaires, notamment dans les petites cases de l’intérieur et de l’est de l’île, habitées par des ménages modestes et même souvent pauvres, ouvriers et agriculteurs des champs de canne à sucre. Elle prend alors la forme d'un petit préau, agrémenté de chaises en plastique ou de tabourets en bois de fortune. On y sirote un soda ou du rhum charrette. De plus, même si l’usage du mot « varangue » est endémique de la Réunion, des pièces similaires existent dans d’autres endroits du monde. Les maisons coloniales caribéennes (antillaises, guyanaises, surinamaises, bélizéennes), indo-portugaises et indo-françaises (Goa, Pondichéry, Chandernagor) en sont pourvues. De nombreuses « mansions » en possèdent également une aux Etats-Unis, dans le Sud bien-sûr, mais aussi au nord du pays et sous des climats froids comme à Detroit. Dans cette ville, la pièce sert souvent de débarras, laissant entrevoir un bazar d’objets usagés, notamment dans les quartiers pauvres où elle n’a alors plus rien du cliché exotique.

Pièce à vivre, lieu de fête ou de convivialité, espace de rangement, annexe utilitaire pour l'entretien de la maison… Dans les logements collectifs comme individuels, la varangue contribue indéniablement au bien-être des habitants. Au tournant du XXIème siècle, elle tend malheureusement à disparaître à la Réunion, sous l’effet de la standardisation des logements neufs, de plus en plus similaires à ceux de France métropolitaine. Concentration de la chaîne de production des logements, abandon des techniques de construction vernaculaires et inflation des normes de construction jouant, elle laisse place aux façades modernes et impersonnelles d’immeubles en béton érigés dans les banlieues de Saint-Denis et du Port, principales aires urbaines de l’île, témoins d’une forte croissance démographique et d’une densification accélérée sous l’effet du ZAN. Une telle transformation suscite l’inquiétude des réunionnais, mécontents de voir disparaître cet élément de leur patrimoine architectural vernaculaire. Une pétition a même été déposée au CAUE du « 974 » en 2012 contre la destruction des cases et de leurs varangues, dont la majorité n’étaient pas encore classées, afin de préserver cet héritage patrimonial endémique. À ce jour, elle a été signée par plusieurs milliers d’habitants !

17 septembre 2021
BUSINESS IMMO TRIBUNE

« Pour des États Généraux du Logement » : le point de vue d'Emmanuel Launiau

« Organisons ensemble des États Généraux du Logement » : c’est l’appel d’Emmanuel Launiau, président de Quartus promotion. Un appel lancé aux citoyens, élus, puissance publique, promoteurs, opérateurs urbains, architectes, chercheurs, acteurs économiques et sociaux, afin de fabriquer une ville belle et désirable.

17 septembre 2021
LE PARISIEN DELPHINE DENUIT, MAXIME FRANÇOIS

Immobilier : plafond plus haut, superficie, extérieur... les pistes pour améliorer la qualité des logements

Trop petits, bas de plafond, mono orientés… Les confinements et la généralisation du télétravail ont mis en lumière le manque de confort d’une très grande majorité de nos logements, neufs comme anciens. « Il faut sortir d’un cercle vicieux et créer des logements désirables. Les villes doivent devenir plus accueillantes qu’elles ne le sont » alerte la Ministre du Logement, Emmanuelle Wargon. Elle a ainsi missionné l'architecte François Leclercq et l'aménageur Laurent Girometti en vue de créer un nouveau référentiel de qualité d'usage des logements neufs et anciens. « Le logement a fait un bond en avant important d'un point de vue technique et technologique, mais a clairement régressé en matière de qualité », constatent François Leclercq et Laurent Girometti. Dans leur rapport, remis la semaine dernière, tous deux proposent des pistes pour ce que pourrait être l'habitat de demain. Et plutôt que de rendre leur référentiel contraignant, les deux rapporteurs suggèrent de conditionner l'octroi d'une aide publique à son respect afin d'éviter, comme c'est trop souvent le cas trop, que l'habitat ne se résume pas qu'à « un produit financier ». Aussi étonnant que cela puisse paraître, le rapport ne préconise en revanche aucune augmentation, même minime, de la superficie des logements actuels, par comparaison à la moyenne constatée dans l'étude d'IDHEAL parue en août.

17 septembre 2021
LE MONITEUR MILENA CHESSA

En Île-de-France, le président de l’Ordre des architectes entre en action

Fabien Gantois, élu à la tête du CROAIF (Conseil régional de l'Ordre des architectes d'Île-de-France) au printemps, a fait sa première rentrée médiatique le 16 septembre. La qualité architecturale des logements figure parmi les priorités de son mandat. « La France est un pays où l’on produit des rapports sur le logement (Rebsamen, Lemas, IDHEAL, Leclercq-Girometti), mais il ne se passe pas grand chose après. Maintenant, il faut agir et fédérer l'écosystème qui fabrique notre cadre de vie ! »

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Institut Des Hautes Études pour l'Action dans le Logement Moins d'idéologie, plus d'idées au logis ! Institut Des Hautes Études pour l'Action dans le Logement Moins d'idéologie, plus d'idées au logis !